Voici la première nouvelle qui inaugure cette nouvelle rubrique "Les Nouvelles du Hasard". Il y aura environ deux ou trois numéros par an. La première nouvelle s'intitule "La Congrégation des Masques", une nouvelle fantastique où les hommes vivent dans un monde post-apocalyptique, dans lequel une nouvelle solution a été trouvé pour continuer de vivre sur terre : le port de masques...

Les Nouvelles du Hasard n°1 : La Congrégation des Masques
La Congrégation des Masques - © Nouvelles & Histoires, Tous droits réservés.

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La Congrégation des Masques

 

   

    Au-delà de l’univers, dans une galaxie lointaine, il existe une planète semblable à la Terre.
    Les gens de ce monde portent des masques qui leur permettent de respirer, car l’air de la planète devenait hostile à leur survie. Mais ceci il y a 50 ans, date de la fin de la guerre mondiale qui déchira deux de leurs trois continents.
    Elle ravagea les deux continents, si bien qu’aucune vie n’y était plus possible, et qu’il faudrait attendre plusieurs millions d’années pour qu’ils redeviennent vivables. Ceci fut la conséquence des bombes nucléaires utilisées dans ce conflit. Le Dernier Continent devint alors le berceau d’une nouvelle civilisation.
    Un jour, le Gouvernement du Dernier Continent ordonna une étude sur la composition de l’air qui révéla que l’oxygène présent dans l’atmosphère se faisait de plus en plus rare. Le Gouvernement ne trouva d’autre solution que de protéger la population à l’aide de masques. Seulement, ce qui ne devait être que des masques, devint bien plus machiavélique… Les possibilités offertes par cette technologie étaient si importantes, que ce qui devait servir à la protection de la population, servit finalement à leur dépend.


New-Day dans le Pays du Nord.
    Ville d’origine de la Congrégation secrète des Masques du Dernier Continent. Cette dernière fut créée dans le but de sauver la population de l’emprise du Gouvernement.
Peter est un jeune ingénieur. Il fonda cette société secrète avec deux de ses amis : Anthony et Marta. Il avait également développé un type de masque dont l’apparence était similaire à ceux créés par le Gouvernement mais dont les fonctionnalités et les possibilités offertes étaient significativement différentes, à condition de le programmer en adéquation avec les résultats souhaités.
    Le jeune homme venait de revenir d’une inspection dans une rue au Nord du plus vieux quartier de New-Day. Il raconta à Marta et Anthony :
    – Un homme est mort, mais il n’a aucune trace de coups, ni aucune plaie. Il est mort d’un seul coup. D’après une passante, il a poussé un effroyable cri de douleur. Je me suis caché au coin d’un immeuble pour mieux les observer et les entendre sans être vu. L’inspecteur qui a interrogé la femme a demandé à son collègue comment un homme en bonne santé a-t-il pu mourir en quelques secondes. A cet instant je me suis dit une seule chose : cet homme a été assassiné.
    – Mais comment est-ce possible Peter ? A moins de n’être complètement idiote, je ne vois pas comment il aurait pu être tué. Tu l’as dit toi-même, aucune trace, ni plaie sur le corps de la victime, rétorqua Marta.
    Peter n’eut pas le temps de répondre, Anthony s’empressa de l’interroger :
    – Aucune trace, aucune plaie… Mais portait-il son masque Peter ?
    – Oui il le portait puisque le flic lui a retiré avant que les services de la morgue ne le prennent en charge. Son visage était étrange, comme si on lui avait ôté toute la vie de son corps en un seul instant. Ça devient très inquiétant là-dehors, et ça fout les foies.
    – Alors, ne cherchons plus Peter ! C’est déjà la troisième victime morte de la même façon en trois jours. Le Gouvernement a lancé la nouvelle phase de son plan ! Nous devons à tout prix empêché que cela continu, nous ne pouvons pas le permettre ! La Congrégation doit agir au plus vite, avant que tous les habitants de New-Day ne périssent sous les agissements inhumains du Gouvernement !
    – Je suis d’accord avec toi Anthony, mais comment faire, nous n’avons aucune idée de comment ils sont morts. On ne sait toujours pas comment ils font pour tuer ces gens. Et surtout pourquoi ils les tuent ! s’inquiéta Peter.
    – Oui, nous savons que les trois victimes qui sont mortes portaient leur masque et que leur visage avait changé. Mais on ignore toujours par quel moyen ils ont pu faire ça ! assura Marta.
    – Attendez, ne me dites pas que vous n’avez toujours pas compris ! Lorsque tu as créé ces masques Peter, ceux de la Congrégation, tu nous as bien fait savoir que ce que l’on pouvait faire avec était bien plus incroyable que ce que nous pourrions croire non ?! Alors même si les nôtres sont différents de ceux que le Gouvernement a mis à disposition des habitants de la ville, ils doivent pouvoir sans doute faire des choses similaires… Tu vois où je veux en venir ? insista Anthony, en regardant Peter.
    – Je pense oui ! répondit le jeune homme sur un ton inquiet. Si nos victimes sont mortes toutes les trois alors qu’elles portaient leur masque, et que les masques du Gouvernement, tout comme les nôtres, ont des capacités encore insoupçonnées alors… (il fut coupé par Marie qui enchaina)
    – Alors c’est qu’ils ont désormais le contrôle de vie ou de mort sur chaque individu porteur d’un masque ! dit Marta stupéfaite.
    Un silence s’installa entre les trois amis abasourdis par cette découverte. La Congrégation des Masques devrait bientôt agir, il en allait de la sauvegarde de l’humanité.
    Peter, Marta et Anthony s’empressèrent d’aller au poste de contrôle pour prévenir les membres de la Congrégation qu’ils devaient se réunir pour préparer un plan destiné à contrer celui du Gouvernement.
    Cette planète était asservie par la doctrine d’un gouvernement de plus en plus puissant, qui se donnait un malin plaisir à aimer user du malheur des gens pour en faire un outil de contrôle hors du commun qui ne connaisse pas de limites. Enfin, pas en apparence.
    Lorsqu’ils eurent prévenu les membres de la Congrégation, Marta et Peter commencèrent à chercher une solution pour développer les performances de leurs masques, pendant qu’Anthony surveillait tous les moindres faits et gestes de la population aux moyens des caméras de vidéosurveillance disséminées partout dans New-Day et qu’il avait piratées.
    Soudain, un homme qui semblait de plus en plus mal attira l’attention d’Anthony sur le moniteur, qui correspondait à la caméra à l’angle de la 38ème Avenue. L’homme titubait et se maintenait la tête.
    – Marta, Peter ! Venez voir ça ! Je crois que nous tenons notre prochaine victime !
    – Oh mon dieu ! Le pauvre homme ! C’est immonde de faire ça à des êtres humains ! répondit Marie, horrifié par ce à quoi elle était en train d’assister.
    – Venez, il faut que nous lui venions en aide. La réunion de la Congrégation peut attendre. Marie reste ici et préviens les membres que tout est annulé, tandis qu’avec Anthony nous allons tenter de lui venir en aide.
    – Les garçons ! Vous n’y arriverez jamais à temps ! C’est à 15 minutes en voiture !
    Peter pris un grand sourire et sorti un anneau de sa poche :
    – Avec ça, nous avons toutes les chances d’y arriver en quelques secondes. C’est ma nouvelle invention, un anneau de téléportation ionique. Il utilise les ions présents dans… (il fut coupé par Anthony)
    – Ce n’est pas que je ne t’aime pas ou quoi que soit, mais nous avons un innocent à sauver Peter. Les explications peuvent attendre. Le meilleur moyens de savoir si ton nouveau bijou fonctionne est de l’essayer. Alors c’est parti !
    Les deux garçons arrivèrent à deux rues près de la 38ème Avenue :
    – Nous sommes arrivés en un seul morceau Marta ! cria Peter.
    – Oui, je vous reçois les garçons et je vous vois ! Alors ne perdons pas de temps ! Je vous transfère la position de la victime sur l’interface de vos masques.
    – C’est bon Marta, nous l’avons repéré.
    Ils arrivèrent à hauteur de la victime, ils n’étaient plus qu’à quelques mètres d’elle. Quand tout à coup, les masques de Peter et d’Anthony se mirent à clignoter en rouge !
*** ALERTE *** ALERTE *** Patrouille Mac détectée *** ALERTE *** ALERTE *** s’affichait sur leur interface. Peter pris Anthony par le bras et ils sautèrent dans une grosse poubelle. Peter relevait doucement le couvercle pour voir ce qu’il se passait à l’extérieur :
    – Mon dieu ! Mais ça sent le vieil oeuf pourri là-dedans.
    – Chut ! s’exclama Peter. Ou tu vas nous faire repérer.
    Ils virent deux Mac en train de récupérer la victime en question, après qu’elle se soit écroulée au sol.
    – Si nous voulons trouver un moyen de contrer l’avancée du gouvernement, nous devons faire en sorte de les suivre. Ils nous indiqueront enfin où est leur Q.G..
    Ils sortirent le plus délicatement et discrètement possible de la poubelle et se cachèrent derrière.
    – J’ai réussi à mettre un repère biologique sur les Macs. Vous pouvez suivre leur déplacement sur votre interface. Attention toutefois, les masques qu’ils portent peuvent vous détectez donc soyez prudent !
    – Bien reçu Marta, nous y allons, dit Peter.
    Ils suivaient les deux Macs en essayant d’être le plus discret possible. Ils ne semblaient pas avoir été repérés. Soudain, les Macs montèrent dans un véhicule. Cela aurait contrarié le plan de Peter et Anthony si Marta n’avait pas eu l’intelligence de leur afficher la position géographique des Macs sur l’interface de leurs masques.
    Lorsque le véhicule démarra, les deux jeunes hommes se mirent à courir le plus vite possible. Il finir par arriver devant un énorme building, la M.S.C. ou Mask Society Corporation. Les deux Macs étaient à l’intérieur du bâtiment comme l’indiquait leur masque.
    – Comment allons-nous faire pour rentrer maintenant Peter ? demanda Anthony.
    – J’ai repéré une entrée de secours à l’arrière du bâtiment les garçons. Mais attention, elle est protégée par un digicode. Anthony je pense que tu pourras le pirater avec ton masque. Le contrôle par ondes cérébrales a été mise à jour par mes soins hier. Essaye-le, l’informa Marta.
    – On se trouve devant la porte Marta, on va tentez de la pirater.
    – Très bien, mais faites gaffe, la moindre erreur déclenchera l’alarme, dit Marta.
    Anthony était concentré sur le boitier du digicode. Il lui suffisait de penser à une action précise pour que le masque l’exécute aux moyens d’ondes courtes, mais très puissantes. Il parvenu à découvrir un, puis deux puis trois chiffre et enfin le quatrième. La porte s’ouvrit et ils entrèrent en prenant soins de regarder s’ils avaient été repérés.
    – Marta, peux-tu nous envoyer le plan complet du bâtiment, demanda Peter.
    – Oui attendez, je viens de repérer une patrouille Mac. Elle se dirige droit vers vous, cachez-vous ! Il y a un placard à ballet en face de vous, c’est la porte noire. Vite, elle se rapproche !
    Ni une, ni deux, les deux garçons entrèrent dans la pièce. Après que les pas de la patrouille semblaient s’éloigner, Anthony entrouvrit la porte et inspecta le couloir. Il n’y avait plus personne alors ils sortirent.
    – Marta, où va-t-on maintenant ?, demanda Anthony.
    – Prenez l’escalier de service. Montez au 18ème étage. Quand vous y serez, recontactez-moi. Prenez garde, j’ai repéré qu’une nouvelle patrouille devrait bientôt arriver sur vous. Maintenant, pour ne pas se faire repérer, silence radio. Marta, terminée.
     – Allez Peter, on y va ! chuchota Anthony.
    Ils montèrent les trois premiers étages de l’immeuble quand ils entendirent une porte s’ouvrir plus bas. S’était une patrouille Mac. Elle allait monter dans les étages par l’escalier de service. Les deux garçons se mirent à monter les marches beaucoup plus rapidement, et ils se firent repérés par la patrouille Mac. Le bruit de leurs pas l’avait alerté.
    – Halte ! Qui va là ! Arrêtez-vous ! cria l’un d’eux.
    – Centrale, nous avons repéré des Intrus dans l’escalier de service ! indiqua un autre.
    – Bien reçu, Mac 1, nous arrivons sur votre position, fit savoir la radio d’un des Macs.
    – Très bien Mac 6, terminée.
    Peter et Anthony continuaient de monter les escaliers, mais ils ne montaient pas les étages assez rapidement et la patrouille se rapprochait de plus en plus. Ils arrivaient tous les deux à l’étage 10 quand ils entendirent une porte s’ouvrir plus haut, c’était une nouvelle patrouille, averti par la première.
    Les deux garçons s’engagèrent alors sans réfléchir au 10ème étage. Ils refermèrent la porte derrière eux et la bloquèrent avec un meuble juste à côté.
    Quand ils se retournèrent, ils furent stupéfaits. Ils se trouvaient dans une salle immense, qui avait la forme d’un dôme. Au centre, un immense masque trônait, et affichait des informations sur chaque masque du continent.
    – Incroyable ! Jamais je n’aurais cru voir ça de toute ma vie. Se dit Peter.
    C’était un peu comme un rêve pour le jeune homme féru de technologie. Mais bien vite il revenu à la réalité.
    – Ici Marta. Les garçons, vous êtes parvenus au 18ème étage ?

   – Non Marta, nous n’avons pas pu ! Des patrouilles nous ont repérés. Nous sommes entrés au 10ème étage et nous avons découvert une immense pièce de contrôle.
    – Oui en effet, je n’avais pas remarqué cette salle sur l’écran de contrôle. Elle semble comme cachée. A mon avis, elle doit être importante, signala Marta.
    – Oui… C’est ça ! s’exclama Peter. Pour protéger la pièce, ils ont dû répertorier l’étage 18 comme salle de contrôle afin que personne ne trouve la vraie salle de contrôle.
    Soudain, des coups se firent entendre à la porte de l’étage. Les patrouilles y étaient arrivées et elles tentaient de l’enfoncer.
    – Vite Peter, nous devons faire quelque chose.
    Ils se dirigèrent vers le Masque central et s’y connectèrent avec les leurs. Ils tentèrent de décrypter les fichiers du masque et découvrir ce que le gouvernement cherchait à faire :
    – Oh non ! Le Gouvernement ne tue pas ces gens, il… Il…, Peter ne put terminer.
    – Il emprisonne leur conscience dans un monde virtuel. Seulement le transfert émet une telle puissance qu’ils en meurent.
Soudain, la porte céda. Les patrouilles entrèrent. Elles les firent prisonnier puis se mettre à genou. Un homme entra dans la pièce. C’était le Président du Dernier Continent. Il les regarda et annonça :
    – Vous venez de découvrir ce pour quoi les masques ont été créés. Vous avez pu vous sentiez fort avec vos masques, vous pensiez que nous ne vous avions pas repéré mais vous vous trompiez !
    – La Congrégation des Masques est bien plus puissante que vous ne le pensez monsieur le Président ! rétorqua Peter. Même si vous nous tuez, cela renforcera l’acharnement de nos frères pour contrer vos plans !
    – Et si personne ne pouvait nous contrer ! repris le Président. Vous avez bien créé vos propres masques…
    – Non, vous n’allez tout de même pas faire ça !
    – Parions pour voir ! répliqua le Président.
    Le Président se tourna vers le Masque central, et commença toute une série de manipulations. Il était en train de télécharger un virus dans le masque de Peter, qui se répandrait dans tous ceux de la Congrégation !
Soudain Peter et Anthony se mirent à se t’ordre de douleur, jusqu’à ce qu’ils s’évanouissent. Les deux garçons étaient allongés, par terre, inerte. Le président leur ôta leurs masques. Leur visage avait changé. Ils étaient morts. Mais cela ne les avait pas affectés seulement eux mais aussi tous les membres de la Congrégation. La Congrégation des Masques n’était plus…

Les Nouvelles du Hasard n°1 : La Congrégation des Masques
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