Et voici venu mon nouveau projet d'écriture. Après plusieurs mois sans nouvelles, je commence à me consacrer à cette nouvelle aventure dont j'ai eu l'idée dans la salle d'attente de chez mon médecin traitant. Parfois, les discussions dont on est témoin sont tellement vraies et cultes qu'il m'est venu l'idée de les partager. Bien entendu les lieux et les noms des personnes changent car cela reste de la fiction mais le sujet principal de chaque discussion sera conservé. Je ne garantit pas de poster ce genre de récité souvent, mais plutôt quand il me le sera possible et que j'aurais été témoin de discussions intéressantes. Si vous avez des idées ou si vous souhaitez commenter, n'hésitez surtout pas ! C'est grâce à vous que le projet peut avancer ;-)

 

Et voici donc la première histoire !

Nouvelles & Histoires et P-A - © Tous droits réservés

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Dans la salle d’attente du médecin, une vieille dame était assise sur une des chaises grinçantes. Celle-ci connaissait peu de monde dans cette petite pièce qui était si chaleureuse. En campagne pourtant, les gens ont l’habitude de se voir et de parler avec les personnes qu’ils ne connaissent pas ou n’ont pas conscience de connaître au premier abord. Cette femme, pourtant, avait bien l’intention d’embrayer la conversation avec l’un des hommes assis à sa gauche. Elle tendit plusieurs fois le regard vers lui avant de se lancer. En l’observant, on remarquait qu’elle hésitait grandement. Sûrement se demandait-elle si ce dernier allait lui répondre. L’aurait-il ignoré ?

Ce qu’elle allait découvrir en commençant à parler au malade d’une grippe allait la chambouler quelque peu.
— Eh bien, quel temps ! Il y avait longtemps que nous n’avions pas eu un si beau soleil, dit la vieille dame sans même s’annoncer par un simple « bonjour ».

Il la regarda deux fois avant de lui répondre, avec un sourire forcé au départ :
— Oh ça oui, vous l’avez bien dit ma petite dame ! J’espère que cela se maintiendra. Mon voisin m’a dit que ça devrait rester ainsi pendant une semaine encore avant le retour du vent et de la pluie !

La dame baissa la tête, frotta sa jambe douloureuse avant de lui répondre :
— Oh eh bien c’est toujours ça de pris ! Vous avez bien de la chance en tout cas !
L’homme s’interrogea. Pourquoi lui disait-elle cela alors qu’il ne lui avait rien dit de particulier.
— Euh…
— Votre voisin vous parle ! Et je peux vous assurer que c’est rare de nos jours. Tenez, moi, par exemple, je ne les connais pas mes voisins. Alors qu’ils habitent à côté de chez-moi depuis pas moins de 10 ans ! Et nous sommes dans le petit village juste à côté d’ici.
— Oh ça ma petite dame, lui répondit une femme assise avec son sac à main sur les genoux. C’est quand même malheureux, de nos jours, d’en arriver là.
— À qui le dites-vous ! Nous avons atteint un point extrêmement grave quand même. Les gens ne se parlent plus aujourd’hui, dit-elle en baissant la tête. Quand je pense que de mon temps, chaque personne s’entraidait. Pendant la guerre, ce genre de comportement nous aurait menés à notre perte. On n'aurait pas gagné avec cette mentalité-là. Et vous verrez ! C’est ça qui mènera notre société à sa perte ! Vous verrez !
Tout le monde la regardait. Subjugué par ses paroles. Elle n’en avait par l’air en la voyant comme ça, mais elle en avait sous le pied.
— De toute façon, on a évolué beaucoup trop vite. Regardez les jeunes maintenant, ils naissent téléphone portable et console en main ! rétorqua la femme au sac à main.
— Oui vous avez raison madame, et tout cela en devient pesant à la longue, renchérit la veille dame. Surtout lorsque l’on est isolée et seule dans sa maison. Ma famille n’habite même plus dans l’Aube. Mes enfants ont tous déménagé et viennent me voir une seule fois pas an. Donc, j’ai le temps de regarder les aiguilles de l’horloge de mon salon tourner si vous voyez ce que je veux dire.

L’homme n’avait plus rien dit depuis quelques minutes. On aurait dit qu’il observait la conversation sans savoir quoi ajouter. Mais, il décida d’intervenir.
— Vous savez maintenant, les gens viennent chez eux seulement pour dormir. La maison est en quelques sortes devenu un dortoir. On se lève, on mange, on travaille et on dort. De cette façon, les voisins se parlent de moins en moins ou plus du tout. Et on en arrive à ce que vous connaissez madame.
— Ah ça mon bon monsieur, vous avez bien raison, répondit la veille dame en lui souriant. Heureusement que chez le médecin il y a encore des personnes comme vous pour parler.
La femme au sac à main acquiesça de la tête en rigolant et ajouta :
— La morale de tout ça, c’est que maintenant, si vous voulez parler aux gens, ou les rencontrer, vous devez venir chez le médecin.

Et tous rigolèrent de bon cœur. Car bien que cette conversation n’eût pas un sujet très égaillant, elle leur permit d’échanger dans la joie et la bonne humeur. Mais lorsque la vieille dame fut appelée pour rentrer dans le cabinet du médecin, tout le monde lui dit au revoir et plus personne ne parla dans la salle d’attente. Le silence reprit ses droits. L’homme et une autre femme reprirent leur activité de lecture, tandis que la dame au sac à main sur les genoux regardait le plafond. Ils s’ignorèrent tous, comme si la conversation qu’ils avaient eue quelques minutes auparavant n’avait jamais eu lieu.

Et c’est ainsi que tout ce qu’ils avaient dit juste avant fut balayé d’un simple coup de baguette magique…

Alors, qu'en avez-vous pensé ??? Laissez-moi vos commentaire surtout ! C'est une première histoire, ou plutôt le premier jet de ce nouveau roman à venir... Désolé pour les fautes et peut-être les incohérences qui s'y seront glissées mais j'ai quelques problèmes de concentration en ce moment donc n'hésitez surtout pas à me donner vos retours, qu'ils soient positifs ou négatifs. Je prends absolument toutes les critiques. Merci d'avance ;-)

 

À très vite ;-)

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